Fiscalité 7 min de lecture · Mis à jour en octobre 2026

Location meublée de tourisme : quel régime fiscal choisir en 2026 ?

Micro-BIC ou régime réel, meublé classé ou non classé, LMNP ou LMP : les règles d’imposition de la location courte durée ont changé avec la loi Le Meur. Voici l’essentiel pour déclarer vos revenus en 2026.

Calculatrice et stylo posés sur une déclaration de revenus de location meublée

Les revenus tirés d’une location courte durée sont imposables, que vous louiez votre résidence principale quelques semaines par an ou un appartement toute l’année. Depuis l’imposition des revenus 2025, les règles du micro-BIC sont moins favorables aux meublés de tourisme non classés. Voici comment fonctionne la fiscalité du meublé de tourisme et comment choisir le régime le plus adapté.

Des revenus imposés dans la catégorie des BIC

La location meublée, y compris la location saisonnière sur Airbnb ou Booking.com, relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. Pour déclarer ces revenus, vous avez besoin d’un numéro SIRET, obtenu gratuitement sur le Guichet des formalités des entreprises.

Deux régimes d’imposition sont possibles : le micro-BIC, simple et forfaitaire, ou le régime réel, qui tient compte de vos charges réelles.

Le micro-BIC : des seuils revus à la baisse

Au micro-BIC, vous déclarez vos recettes et l’administration applique un abattement forfaitaire censé couvrir vos charges. Depuis les revenus 2025, les seuils et abattements dépendent du classement de votre meublé :

Meublé de tourisme non classé : micro-BIC possible jusqu’à 15 000 € de recettes annuelles, avec un abattement de 30 % (305 € au minimum).

Meublé de tourisme classé : micro-BIC possible jusqu’à 77 700 € de recettes pour les revenus 2025, seuil porté à 83 600 € pour les revenus 2026, avec un abattement de 50 %.

Exemple : pour 10 000 € de recettes d’un meublé non classé, le revenu imposable est de 7 000 € au micro-BIC. Le même logement classé ne serait imposé que sur 5 000 €.

Le régime réel : déduire ses charges et amortir le bien

Au régime réel, vous déduisez de vos recettes vos charges réelles : frais de ménage restant à votre charge, commission de conciergerie, assurance, électricité, internet, taxe foncière, intérêts d’emprunt, petit équipement… Vous pouvez aussi amortir le logement (hors terrain) et le mobilier, ce qui réduit souvent fortement, voire annule, le revenu imposable.

Le régime réel s’impose au-delà des seuils du micro-BIC, et il peut être choisi en dessous. Il demande une comptabilité plus rigoureuse : le recours à un expert-comptable est vivement conseillé.

Attention à la revente : depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits pendant la location sont pris en compte dans le calcul de la plus-value imposable lors de la vente du logement. Un point à intégrer dans votre stratégie à long terme.

LMNP ou LMP : loueur non professionnel ou professionnel ?

La plupart des propriétaires sont loueurs en meublé non professionnels (LMNP). Vous devenez loueur en meublé professionnel (LMP) lorsque deux conditions sont réunies : vos recettes de location meublée dépassent 23 000 € par an, et elles dépassent les autres revenus d’activité de votre foyer. Le statut LMP change le traitement des déficits, des plus-values et des cotisations sociales.

Cotisations sociales : le cap des 23 000 €

En dessous de 23 000 € de recettes annuelles en meublé de tourisme, vos revenus supportent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Au-delà, l’affiliation à l’Urssaf devient obligatoire et des cotisations sociales sont dues. Le calcul dépend notamment du classement du meublé : renseignez-vous sur urssaf.fr ou auprès de votre comptable.

Et la commission de conciergerie ?

Au régime réel, la commission versée à une conciergerie est une charge déductible, comme les autres frais liés à la location. Au micro-BIC, elle est déjà couverte par l’abattement forfaitaire. Chez Erdre BnB, la commission est de 15 % ou 23 % TTC des revenus des nuitées, après déduction des frais de plateforme : les factures sont disponibles à tout moment dans votre portail propriétaire, ce qui simplifie la tenue de votre comptabilité.

Questions fréquentes

Dois-je déclarer mes revenus Airbnb si je loue peu ?

Oui. Les revenus d’un meublé de tourisme sont imposables dès le premier euro, au micro-BIC ou au régime réel. Les plateformes transmettent d’ailleurs à l’administration fiscale le montant des revenus perçus par leurs utilisateurs.

Micro-BIC ou réel : lequel choisir ?

Le micro-BIC est plus simple, mais son abattement de 30 % est faible pour un meublé non classé. Si vos charges et l’amortissement du bien dépassent cet abattement, le régime réel est souvent plus avantageux. Faites une simulation avec un expert-comptable.

Faut-il classer son meublé de tourisme ?

Ce n’est pas obligatoire, mais le classement relève l’abattement du micro-BIC de 30 % à 50 % et augmente fortement le seuil de recettes. Il demande une visite d’un organisme agréé, payante, et vaut cinq ans.

Informations générales à jour en octobre 2026, qui ne constituent pas un conseil fiscal personnalisé. Les seuils et taux évoluent régulièrement : pour votre situation, consultez un expert-comptable ou impots.gouv.fr.

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